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La réouverture des commerces : les commerces non alimentaires sur les marchés de plein air, les grands oubliés du déconfinement !

Alors que les commerces ont rouvert le 11 mai et les restaurants et terrasses hier, 2 juin, certains Maires et Préfets n’autorisent toujours pas certains commerçants à vendre sur les marchés de plein air des produits manufacturés (non alimentaires) alors qu’ils représentent 60 % des professionnels non sédentaires.

Le Ministre Bruno LE MAIRE souhaite fortement une reprise de l’économie, tous secteurs d’activités confondus. Pourquoi une telle attitude auprès des commerçants non sédentaires de la part de certains élus et Préfets ? « Nous sommes des citoyens et des entrepreneurs comme les autres, participons à la vie de la Nation et ne pouvons pas accepter d’être pénalisés injustement sans réagir » ajoute la Présidente RUBIN.

Sur l’ensemble du territoire, ce sont plus de 30 000 entreprises empêchées de travailler par certains maires !

Ces commerçants ont été dans l’obligation de fermer dès le premier jour, ne vendant pas des « biens essentiels ». Ils ont dû subir la concurrence des grandes surfaces et des ventes sur internet pendant toute la période.

Ils ne pourront plus bénéficier du chômage partiel et du fonds de solidarité car ils ne sont pas inclus dans le Plan Tourisme, alors même que certains commerçants non sédentaires ont une activité saisonnière marquée et que certaines foires restent annulées.

Les marchés se sont organisés pour présenter un nouveau protocole sanitaire, qui n’a toujours pas été validé par les pouvoirs publics. Certains Préfets demandent des règles sanitaires encore plus strictes que le cadre national, ce qui dissuade les Maires pour rouvrir leurs marchés. Pourquoi imposer aux Très Petites Entreprises du commerce non sédentaire des règles différentes à celles du grand commerce, qui est plus confiné et bien plus dangereux que les marchés ?

Si les Ministres de l’économie, du travail et de l’intérieur n’encouragent pas les Préfets et les élus à revoir certaines de leurs positions, ce sont de nombreuses TPE exerçant leurs activités sur le domaine public qui pourraient être en grande difficulté, et ce, dans les toutes prochaines semaines.

Voulons-nous que cette crise sanitaire amorce la disparition des marchés, alors même que les consommateurs expriment une volonté de proximité et d’achats locaux ?

La Présidente RUBIN prévient : « Aussi nous allons défendre notre droit de travailler et notre lieu de travail même s’il est précaire et révocable, avec nos moyens et notre détermination légitime ».

 

Francis PALOMBI, Président de la Confédération des commerçants de France (CDF)06 82 42 41 78

Monique RUBIN, Présidente de la Fédération nationale des Marchés de France  – 06 08 92 59 18