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Avec les mesures de prévention liées au COVID-19, la survie de nombreux commerces est malheureusement engagée !

Après plus d’un an de manifestations et de mouvements sociaux, qui ont fait chuter le chiffre d’affaires des commerçants indépendants de 15 à plus de 50 % selon les secteurs, ils doivent maintenant faire face à une crise encore plus grave liée à l’épidémie de COVID-19 avec les mesures de prévention sanitaire qui l’accompagnent.

 

Cela se traduit par une baisse de la fréquentation, notamment liée à des évènements annulés, à des déplacements restreints, quand ce n’est pas purement et simplement des fermetures préfectorales, comme pour certains marchés de plein air (alors même que les centres commerciaux, espaces confinés, ne sont pas encore concernés…).

 

Les commerçants se retrouvent également à gérer des situations inédites avec des salariés parfois mis en quarantaine ou dont les enfants ne sont plus accueillis dans les écoles, ce qui perturbe l’activité de ces entreprises. Des dispositifs de soutien, comme le chômage partiel ou le télétravail, ne s’adaptent quasiment pas aux Très Petites Entreprises du commerce portées par la CDF et ne concernent pas les 40 % d’entreprises du commerce sans salarié.

 

Face à cette situation inédite, le Président PALOMBI, invité à s’exprimer au Ministère de l’Economie sur les problématiques des commerçants indépendants ce 9 mars au matin, ainsi qu’à la Mairie de Paris l’après-midi, a défendu les points suivants :

 

  • Une exonération des charges sociales et fiscales pour les mois de février et mars 2020, voire avril si la crise et l’épidémie perdurent ;
  • L’abolition définitive du malus sur les contrats courts ;
  • Une plus grande tolérance des acteurs bancaires et des bailleurs concernant les modalités de remboursement des prêts et loyers ;
  • Une accentuation de la prise en charge des assureurs ;
  • La mise en place de mesures pour les entreprises sans salarié via le RSI ;
  • Une diffusion plus large (médias, radios) du numéro unique de contact ;
  • Le maintien des marchés de plein air et couverts.

 

Nous approuvons la mise en place d’un guichet unique et d’un médiateur de la République, ainsi que le traitement au cas par cas des dossiers. Le Ministre a très souvent évoqué la solidarité, notamment sur un plan européen et nous nous en félicitons.

 

Malgré la position pour l’instant défavorable du Ministre de l’économie sur le principe d’un fonds de solidarité pour les entreprises, notamment celles du commerce et de l’artisanat commercial (délai de mise en place trop long), nous pensons qu’il sera nécessaire de réactualiser cette demande sur le long terme en vue d’éviter les dépôts de bilan.

 

Il faut continuer à utiliser toujours plus la prévention, mais ne surtout pas franchir la frontière de la psychose, ce qui est le cas actuellement. Connaitre minute par minute le nombre de morts, est-ce vraiment nécessaire ?

 

Nous considérons que cette rencontre à Bercy s’est avérée positive. Nous devons être rassurés par la volonté de soutien des pouvoirs publics et nous espérons que l’ensemble de ces demandes seront entendues par le Ministre de l’économie LE MAIRE, la Ministre du Travail PENICAUD et la Secrétaire d’Etat PANNIER-RUNACHER. C’est la santé du commerce qui en dépend, afin d’éviter les faillites de certaines entreprises !

 

Francis PALOMBI

Président de la Confédération des commerçants de France (CDF

51, boulevard de Strasbourg  75010 PARIS

http://www.commercants-de-france.org

06 82 42 41 78